Liens ancestraux 4.
    A chaque nouveau lien coupé, brisé, leur joie se fait grandissante, et ils retournent dans la vie remplit d'espoir pour l'avenir. Mais voilà que rien n'a changé définitivement même si on leur affirme le contraire. Le lendemain, et les jours suivants, parfois des mois ou des années, après que ces "délivrances ancestrales" aient été pratiquées, nous rencontrons fréquemment des personnes dont la situation morale, spirituelle, physique et matérielle n'a fait que stationner sinon empirer. Certaine de ces personnes ne trouvant plus de solutions dans l'église finissent par consulter les psychologues et autres pratiquants quand ils ne terminent pas dans les hôpitaux psychiatriques pour dédoublement de la personnalité. Le désenchantement est total. Que faudra-t-il donc faire ? Recommencer une nouvelle "cure d'âme" et rechercher à nouveau les liens, qui probablement n'auraient pas été découvert lors de la délivrance précédente. Il arrive fréquemment que l'on voit les gens s'approcher pour faire couper, ou délier les mêmes "liens ancestraux" qu’à la séance précédente. N'y aurait-il pas eu assez de foi ou de puissance ? Croyez moi, les gens faibles psychologiquement, et spirituellement ne résisteront pas longtemps à cette sorte de traitement. Ces pratiques ne construisent pas les chrétiens, mais au contraire les réduisent à la ruine de leur âme et à une aliénation mentale. Non seulement, ils ont déjà d'énormes difficultés avec leur propre vie, mais voilà maintenant, qu'on les charge des péchés de leurs ancêtres. 

    Cependant, une autre analyse du texte biblique vient troubler cette argumentation puisque l'apôtre Jean affirme dans sa première lettre chapitre 5 verset 17 : toute iniquité est un péché. Autrement dit l'un est égale à l'autre, de plus n'est il pas écrit aussi que celui qui transgresse un commandement transgresse toute la loi ? La sorcellerie, la divination engendre des liens ancestraux dit la doctrine, mais le livre de Samuel chapitre verset déclare que la désobéissance est aussi grave que la divination et la magie. Donc nous serions tous coupables au même titre que les magiciens puisque nous avons tous désobéi à un moment où un autre au Seigneur. Ainsi nous pouvons conclure que la moindre désobéissance entraîne des liens et une punition divine équivalente au péché de divination et qui sera automatiquement rejetée sur nos descendants.
Mais quand tout cela va-t-il s’arrêter ?

    Ecoutez plutôt ce récit, et jugez en vous-même. Une femme, aimant Dieu de tout son coeur; lui ayant consacré sa vie depuis son enfance, se voit, vers la soixantaine d'année, atteinte d'une épouvantable maladie. Que faire ? Elle contacte alors un ministère de délivrance aguerrit dans ce type de pratique, et qui lui révèle que dans son enfance sa mère se serait adonnée sur elle en de pratiques douteuses. Il faut bien entendu la délier de ce "lien héréditaire" pour qu'elle soit guérie de sa maladie. Voyez-vous, ce qui trouble cette sorte de récit, c'est de savoir si c'est Dieu qui l'a punie, alors qu'elle n'était strictement responsable de quoi que ce soit; ou si c'est le diable qui passant outre de l'oeuvre libératrice de Christ fait ce qu'il lui plait, et trouvant une ouverture par un ou des liens héréditaire "placé par Dieu" s'y serait engagé pour la faire cruellement souffrir. Ou alors, c'est simplement, Dieu qui décide de la punir par l'intermédiaire du diable. Dans tout les cas, comment Dieu peut-il attendre des dizaines d'années, pour juger le cas de cette femme; qui je vous le rappelle, avait accepté christ comme sauveur étant enfant -et était donc libérée de toutes condamnation et le servait avec fidélité pendant toutes les années de sa vie. 

    Les disciples posèrent un jour cette question à Jésus concernant un enfant possédé ? Est-ce son père ou sa mère qui a péché pour qu'il soit malade Jésus répond que cela n'a rien a voir, mais que cette maladie est pour la gloire de Dieu (REF) Cette femme que Satan tenait liée ne fallait-il pas la délier disait Jésus. (ref) Si on n'y prend point garde, il suffirait d'un pas pour déclarer cette femme tenue par des "liens ancestraux" puisqu'il faut la délier. Mais Jésus n'a jamais parlé, ni sous-entendu cela. De plus je ferai remarquer aux adeptes de cette doctrine que lorsqu'elle a rencontré Jésus et qu'elle fut guérie, il n'a plus été question dans la suite du récit de la libérer à nouveau de toutes sortes de liens. Il faut veiller, afin de ne pas confondre l'oeuvre salutaire de Dieu, et l'oeuvre perverse du diable. Est-ce Dieu que nous servons ? Si après l'avoir reçu comme sauveur et Seigneur, l'avoir servi avec fidélité pendant des décennies, il lui vient tout à coup la malencontreuse idée de punir un homme ou une femme et même les enfants et petits enfants de ceux-ci, en réponse à des "péchés ancestraux", qu'ils n'ont ni commis et dont ils ignorent même l'existence. 

    Voilà ce que déclare la bible :"1Corth 7-14 "Car le mari non croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le mari; autrement vos enfants seraient impures, tandis que maintenant ils sont saints." Si de telles hypothèses, s'implantent en nous comme des vérités, la vie de chacun d'entres nous deviendra rapidement un véritable imbroglio. Une existence invivable, invalidante, angoissante, aliénante, sans espoir de ne jamais en voir une fin heureuse. Une course à la liberté jamais trouvée.

    Quelles sortes troubles ces péchés héréditaires peuvent-ils générer à travers les liens ?
Toujours selon cette doctrine, ont y rencontre d'effroyables maladies, des blocages spirituels, intellectuels, matériels, des péchés d'adultères, de convoitise, des divorces, la pauvreté, des personnes qui ne trouvent pas de conjoint, d'autres qui ne réussissent pas dans leurs projets économiques et voient leurs affaires s'écrouler, la stérilité, des déséquilibres psychologiques, des possessions démoniaques, des malformations physiques ? Des enfants bâtards pour dix génération, des constipations chroniques et j'en passe. Il en résulte tant et tant de bizarreries qu'il serait impossible de toutes les énumérer.