Méditation 5

MEPRISER LES PROMESSES VOUS EXCLUT DE LA BENEDICTION

Par Jacques Colant

     Une rencontre particulière avec Dieu bouleverse complètement une vie. On ne revient jamais le même après avoir vu et touché la gloire de Dieu.
La résistance et l’indifférence ne furent plus de rigueur lorsque, sur le chemin de Damas, la gloire de Dieu apparut à Saul de Tarse. Le cours de sa vie se modifia définitivement. Plus jamais il ne fut le même homme. Dans l’expérience de la gloire, il n’y a plus de place pour les faux raisonnements et la discussion, mais seulement pour l’obéissance. Que dit Saul de Tarse:
« Seigneur que dois-je faire ? »
     L’incrédulité et le doute doivent disparaîtrent à tout jamais. Seul la soumission doit contrôler la vie. Que penser de ces personnes qui pour des peccadilles où des raisons humainement valables abandonnent leur appel ? Ont-ils choisi la voie de Dieu en toutes connaissances de cause, ou ont-ils voulu choisir la voie de la facilité. Avaient ils bien évalué le prix à payer ?

     Quelle inconséquence face à un Dieu si grand. Quel manque de confiance envers celui qui a fait la promesse de prendre soin de nous et de notre famille. Où se trouvent ces hommes et ces femmes prêts à ce laisser éprouver par Dieu pour que se s’accomplisse son l’appel. IL vous prend au sérieux dès l’instant ou vous avez accepté de répondre positivement à son invitation. Votre engagement doit être total, et jamais vous ne devriez oser remettre en question ce choix si important. Il eut mieux valut ne jamais commencer que d’abandonner. Nous voulons voir des hommes et des femmes qui choisissent de placer leur foi en Dieu, acceptent la souffrance, les rejets, les épreuves diverses. Ces caractères trempés dans l’acier sans jamais se briser, nous voulons les rencontrer et même en faire partie..
     Un ministère, une vie de disciple ne s’évalue pas sur quelques mois, quelques années, mais sur une vie entière. C’est une course de fond et non pas
un sprint, nous sommes engagé dans une école de patience de persévérance et de foi. Proclamer les paroles de Jésus et les vivre chaque instant relève d’une autre façon de concevoir la vie du disciple. Jésus n’a-t-il pas ordonné : « ne vous inquiétez de rien, votre Père céleste sait de quoi vous avez besoin. » Mais de la déclaration à la réalité quotidienne, il y a un pas que peux ont eu la capacité de franchir.

Les deux frères

Romains 9 : 9à 13 « Voici en effet, la parole de la promesse : Je reviendrai à cette même époque, et Sara aura un fils. Et de plus, il en fut ainsi de ezbzcca, qui conçut seulement Isaac notre Père ; car les enfants n’étaient pas encore nés et ils n’avaient fait ni bien ni mal (afin que le dessein de Dieu subsiste, sans dépendre des œuvres, et par al seule volonté de celui qui appelle), quand il fut dit à Rebecca ; l’aîné sera assujetti au plus jeune, selon qu’il est écrit : j’ai aimé Jacob et j’ai haï Esaü. »
      Parlons de ces deux frères dont l’existence a complètement basculé. L’un partant vers la bénédiction, l’autre vers la malédiction. Pourquoi, Dieu a-t-il préféré Jacob à Esaü ? Je crois que Jacob savait ce que représentait le droit d’aînesse, et ce que-il procurait. Malgré sa situation familiale, qui selon l’ordre établi l’excluait de la bénédiction patriarcale, Jacob était déterminé à recevoir la bénédiction. Jacob voyant en elle un gage de succès pour son avenir. Et même si pour l’obtenir Jacob a agit par ruse, Dieu l’a préféré à Esaü, qui lui était prêt à sacrifier sa bénédiction future pour un plat de lentille qui satisferait très provisoirement un besoin de la chair.

Hébreux 12-17 « Ne soyez pas comme Esaü, qui pour un met vendit son droit d’aînesse. Vous savez que plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il l’ait sollicité avec larmes : car il ne put amener son père à changer de sentiments. »

     Dans la vie, il y a des bénédictions importantes qui ne se présentent qu’une fois. N’espérez même pas les retrouver plus tard sur votre chemin. Si vous les avez manquées par votre mépris, d’autres s’en empareront à votre place et n’espérez pas qu’ils vous les rendront. Ne prenez jamais à la légère votre droit légitime de fils de Dieu.
Pourquoi Dieu a-t-il choisi Jacob alors que son caractère et ses comportements étaient loin d’être sans reproche ? Esaü, bien que fort physiquement vivait dans une grande faiblesse dans le domaine de l’esprit. Que représentait pour lui le droit d’aînesse ? Des mots rien que des mots, une bénédiction acquise d’office par droit légitime et qu’il ne pouvait pas perdre, rien qui puisse vraiment influencer le cours de sa vie de façon optimale. Par contre pour Jacob, cela signifiait un avenir béni non pour un moment, mais pour l’éternité. Voilà ce que Dieu aimait en Jacob. Sa compréhension de la bénédiction Il chérissait en son cœur le désir de la recevoir, il en avait évalué la force et la puissance. Dieu aime ceux et celles qui reconnaissent la valeur et l’importance que la bénédiction procure pour eux-mêmes et pour le plan de Dieu. Dieu aime ceux qui croient que sa bénédiction est le bien le plus précieux. Jésus parlait en parabole de cet aspect si important des réalités célestes.
Mathieu 13-44 : « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. »
Mathieu 13-45 : « Le royaume de Dieu est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et il l’a achetée. »
A travers ces deux paraboles, Jésus enseigne les priorités. Soit s’accrocher à ce qui peu satisfaire pour un temps, ou désirer à tout prix obtenir ce qui est le
plus élevé. Le droit divin est un trésor, une perle de grand prix ; Esaü l’ignorait. Où se trouvait son cœur ?
Evidement pour Jacob, cela n’a pas été sans peine. Devenir cet homme de foi qui en fin de vie bénissait ses enfants des plus belles paroles qu’un homme puisse donner. Combien d’Esaü, combien de Jacob dans l’église. Combien sont prêt a abandonner leurs droits de fils et filles de Dieu pour la satisfaction passagère de la chair. Ils n’ont pas évalué la bénédiction à sa juste valeur.
Il y aura toujours dans la vie un moment ou Dieu placera devant nous un choix. L’esprit ou la chair, le royaume de Dieu ou le monde, le ciel ou l’enfer.
Bien que ce soit légalement Esaü qui devait recevoir la bénédiction, Dieu n’a pas tenu compte de ce droit en vertu de son attitude charnelle, insouciante, méprisante et qui le poussait inexorablement loin des intérêts de Dieu. Dans l’épître aux hébreux Esaü est reconnu comme profane c'est-à-dire qu’il n’avait rien en lui qui puisse le rattacher au droit d’aînesse.
Genèse 27-36 Esaü dit : « N’as-tu point réservé de bénédiction pour moi ? Isaac répondit, et dit à Esaü : Voici je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, je l’ai pourvu de blé et de vin/ que puis-je donc faire pour toi mon fils ? Esaü dit à son père : n’as-tu que cette seule bénédiction, mon père ! Et Esaü éleva la voix, et pleura. »
Quelle destinée tragique pour Esaü qui malgré ses ses pleurs ne reçut point la bénédiction. Mais les paroles de son père furent sans appel. Genèse 27-39 « Ta demeure sera privée de la graisse de la terre et de la rosée du ciel, d’en haut. Tu vivras de ton épée, et tu seras asservit à ton frère ; mais errant librement ça et là, tu briseras son joug de dessus ton cou. »
Le mépris le doute, L’incrédulité, entraînent à leur suite des conséquences désastreuses qui ne permettront plus à la bénédiction de s’attacher à ceux qui l’on rejetée. Esaü dit à son père, genèse 27-36 : « Jacob m’a supplanté deux fois, Il a enlevé mon droit d’aînesse, et voici maintenant qu’il vient d’enlever ma bénédiction. » Le mépris du droit divin entraîne à sa suite la perte de la bénédiction et rend esclave du monde. Il y a des bénédictions qui sont perdues à tout jamais, et lorsque vient la prise de conscience de l’échec, il n’y a plus de retour en arrière. Les regrets ne changent rien.
Esaü commença à concevoir de la haine contre son frère Jacob et l’esprit de meurtre s’empara de lui. Ce qu’il ne compris pas, c’est que même en assouvissant sa vengeance, il ne pourrait jamais récupérer la bénédiction.
Ce qui avait été réservé pour Esaü appartenait définitivement à Jacob. Le droit d’aînesse, la bénédiction, les promesses, et c’est de lui que sortiront les prophètes, les rois, et dans des temps plus éloignés, le messie. Quel gâchis. Vous rendez-vous compte de cela, comment pour un plat de lentille Esaü a tout perdu. Jérémie 29 verset 11 : « Car je connais les projets que j’ai formé sur vous, dit l’Eternel, projet de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »
Un projet, ne reste qu’un projet et non une réalisation
Beaucoup de projets ne furent jamais atteints, nombreux sont les espoirs avortés. Que de larmes, de regrets, mais quoi qu’il en soit le plan de Dieu s’accomplira, par l’un ou par l’autre. Ne soyez pas comme Esaü qui pour un plat de lentilles a perdu à tout jamais son droit d’aînesse et la bénédiction. Ne vous reposez pas sur le principe de la grâce en vous disant que Dieu connaît toutes choses et qu’il est compatissant, Ne faites pas de cette réalité une excuse pour négliger un appel si précieux. Jésus a déclaré : « là où est ton trésor là aussi sera ton cœur ! »
Laissez moi vous poser cette question... où est votre cœur, qu’elle est votre trésor ? Êtes-vous déterminé à entrer dans votre bénédiction ou allez-vous laisser un autre s’emparer de ce qui vous appartient ? Jésus déclara : « Ce sont les violent qui s’emparent du royaume des cieux. » .